Famille de Carbuccia

Orazio da Carbuccia

mercredi 21 février 2007 par Cyrille

Orazio da Carbuccia quitta vers 1498 le village de Carbuccia et s’établit à Bastia vers 1500. D’anciennes généalogies, recopiées et complétées au XVe siècle, donnent, sur ses origines, deux importantes et concordantes précisions : il y est dit issu « ex Patritiis de Tavera » (il Poggio di Tavera, où, d’après Mgr Giustiniano, habitaient les gentilshommes de la Pieve de Celavo) et, précision accrue, « dei Conti del Celavo ».

Or, depuis au moins la fin du XIIIe siècle, les Seigneurs d’Ornano (d’abord les Raimondacci, puis les Comtes Cinarchesi, qui, dès avant 1280, leur succédèrent à la suite d’un mariage) étaient seigneurs - ou comtes - du Celavo. En droite ligne, cette terre se transmit dans leur descendance. Le comte Nicolo, Seigneur d’Ornano, né vers 1330, se trouva ainsi, à la mort de son père le comte Orlando (vers 1347) en possession des Pieves et comtés de Talavo. Ornano, Cauro et Celavo (Cte Colonna di Cesari Rocca, Les Seigneurs d’Ornano, page 23). À sa mort (en 1417), le Comte Nicolo laissa, de diverses femmes, de nombreux fils (Giovanni Della Grossa, Chronique, page 256 ; Filippini, Istoria di Corsica, tome I, page 257) dont l’aîné, le comte Carlo, possédait à cette date le Château ancestral de Cinarca.

C’est là, parmi les fils du comte Nicolo d’Ornano, qu’il faut chercher l’origine de la branche de Carbuccia. Une ancienne tradition du village de Carbuccia assure qu’un descendant des anciens comtes délia Cinarca, possessionné au Poggio Di Tavera se serait établi, à une date imprécise, à U Fundu di Carbuccia. Prénommé en dialecte Paulu ou Paulacciu, il s’identifie à Paolo, dit aussi Paolaccio ou Paolucci, l’un des derniers fils du Comte Nicolo. On ne saurait lui assigner une date antérieure car, avant Nicolo, on ne trouve aucun Paolo dans l’ascendance Ornano. Ce prénom apparut seulement à la fin du XIVe siècle chez les Leca. Les Gozzi et les Della Rocca branches aînées de la Maison de Cinarca. La Mère du Comte Nicolo était Gozzi.

Il faut, bien entendu, écarter les enjolivures de la tradition villageoise « carbucciaise », et en particulier les références anachroniques et quasi-mythologiques à Arrigo il Bel Messere, à Bianca, au Ponte ai Sette Poddi, etc.

Xavier de Roche de Vercors,
Historien, généalogiste


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