Famille de Carbuccia

Du Falzet à Saint-Alban-sur-Limagnol

Pélerinage à Saint Jacques de Compostelle

mardi 14 décembre 2004 par Cyrille

Journée du 14 décembre 2004 : Je prends à 8h le chemin et non la route, peut être pour me forcer à parcourir les 19 km sans tentation de stop.

La plante du pied gauche avant et le talon droit souffrent. Les muscles des jambes tirent. Je ne me presse pas. Le pèlerinage n’est pas recherche de la satisfaction d’un record. Tout pas est voeu. Il ne s’agit pas de "faire" Le Puy-Compostelle et de se retrouver sur le Mont de Kilimandjaro.

Le chemin de Saint-Jacques s’élève souvent dans les hauteurs qui dominent les vallées. Les villages paraissent bien à leur place, les aboiements des chiens, le vrombissement des moteurs, les voix se détachent et s’élèvent dans le calme de l’air. Les problèmes de la ville me paraîtront clairs ce soir quand ils me parviendront. Le jeu de lumière et d’ombre dans les collines annonce un soleil éclatant ; la lumière ne suppose pas "d’ombre une morne moitié." Je passe par un hameau sans l’impression de le traverser. Arrivé au col, les chaînes grises des montagnes ensoleillées s’offrent à ma vue. "Merci, Seigneur !"

Mes jambes et mes pieds se rappellent à mon attention. Je les suis et ne les écoute pas.

Le chemin traverse un profond ruisseau sur un pont formé de trois dalles massives de deux mètres de longs posées par les géants qui nous ont précédés. Des blocs de pierres vieilles comme le monde le jalonnent. De petits traits bleus et rouges le confirment. Chaque marque est une confirmation.

Par manque d’attention je quitte le chemin et passe sous des fils de fers barbelés pour le rattraper. J’y perds mes lunettes dont je n’avais pas su bien me servir et les recherche en vain.

D’une traite j’arrive à Saint-Alban-sur-Limagnol vers 15h. et descend à l’hôtel-café-bar du Breuil, seul ouvert en hiver.

De ma chambre où je soigne mes pieds j’entends des pas dans le corridor. Ce ne peut être que la pèlerine. Nous dînons dans la salle à manger déserte et convenons de faire le prochain trajet de consort. Je me réveille la nuit à 3h en réalisant qu’un problème de la ville vient d’une de mes faiblesses. Un bouillonnement d’énergie me tiendra éveillé jusqu’au départ.


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